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1月28日 TepoztlanVoilà nos dernières nouvelles avant le grand départ pour le Sud, pour un mois d’escapades et de découvertes des trésors mexicains… Les exams dans la poche, et le prochain semestre ne commençant qu’en mars, nous allons donc profité de ce temps libre pour découvrir encore un peu plus ce joli pays qu’est le Mexique. Départ fixé à vendredi prochain… Nous mettons aussi en ligne les photos de notre dernière sortie à Tepoztlan, petite ville à 80 km au sud de Mexico et blottie au cœur des montagnes. Selon la légende, Quetzalcoatl, le dieu-serpent tout-puissant des Aztèques, y serait né voilà plus de 1200 ans. Nous avons profité de son marché, découvert les succulents « itacates » et grimpé jusqu’à la Pyramide de Tepozteco. Ce site a été édifié sur une falaise, 400 mètres au dessus de Tepoztlan, en l’honneur de Tepoztecatl, dieu aztèque des récoltes, de la fertilité et du pulque. L’ascension jusqu’au sommet nous a semblés bien difficile sous ce soleil radieux. Mais à l’arrivée, nous sommes récompensés par une vue magnifique sur la vallée. La pyramide n’a rien d’exceptionnel mais c’est l’occasion pour Pierre de méditer (et surtout de se reposer avant la descente)… Jolie journée. Pour ce qui est de notre tite vie à Toluca, nous devons vous raconter avec tristesse qu’il a plu hier… Si si… Après plus de trois mois de sécheresse absolue, nous avons aperçu nos premières gouttes de pluie. Et dire qu’on n’avait oublié qu’il puisse faire autre chose que beau ! C’est pourtant si agréable (d’autant plus qu’a Toluca, il fait vite froid dès qu’on n’a pas de soleil, la montagne reprenant son climat habituel). Mais aujourd’hui le soleil a de nouveau laissé place aux nuages. Un conseil donc si vous venez au Mexique, l’hiver est la meilleure période ! La saison des pluies devraient reprendre doucement à partir des mois de mars/avril. Mis à part cela, Pierre a sûrement trouvé un boulot pour notre retour de vacances dans une boîte de télécom entre Toluca et Mexico, donc monsieur est plutôt content, d’autant plus qu’ils se seraient battus pour l’avoir… Moi je continue tranquillement mes stages et trouve finalement des réponses à mes attentes. J’ai élaboré un programme d’intervention ayant pour but d’éviter le syndrome d’hospitalisme en pédiatrie, et plus particulièrement auprès des enfants brûlés puisqu’ils sont hospitalisées généralement pour un minimum de trois mois. On me laisse prendre des initiatives et je me fais petit à petit ma place dans le service. J’ai aussi débuté dans un autre hôpital en oncologie pédiatrique. Je joue de mon plus gros désavantage (la langue) pour nouer contact avec les enfants qui s’amuse de mon accent et qui me demandent ¿Por qué hablas tan chistoso? Tout n’est pas toujours drôle ni facile, mais le contact avec les patients et leurs parents est toujours enrichissant. Sinon pour mes petits malheurs, j’ai fini à l’hôpital lundi après qu’on m’ait roulé dessus alors que j’essayais de traverser la rue. Rien de grave, rien de cassé, juste une grosse frayeur et un pied bien amoché. Alors ce week end, un peu de repos pour mon petit peton. On a profité ce petit break pour établir notre programme de vacances, de Oaxaca jusqu’à Cancun, en passant par le Belize. Voili voilou, on se retrouve donc dans un mois, avec j’espère tout plein de jolis souvenirs à vous raconter et de jolies photos à vous montrer. On vous embrasse bien fort, Pierre et Audrey 1月14日 A la rencontre des papillons monarquesInvitation au voyage pour la plus magique de nos journées mexicaines… Le Paradis existe sur Terre et nous l’avons découvert pas bien loin de chez nous, à la frontière entre l’Etat du Mexique et celui du Michoacán. Alors imaginez-vous une jolie journée d’été, un ciel bleu et un soleil radieux, l’ombre d’une forêt dense pour ne pas avoir trop chaud, et le silence… Le silence de la nature qui reste à découvrir, rythmé par la cadence d’une ballade en chevaux. Et dans ce cadre déjà tellement apaisant, la présence de mille et mille papillons, dansant autour de vous. Il y en a tellement que vous pouvez entendre le battement de leurs ailes. Certains s’approchent de vous. Le temps n’existe plus. Le bonheur a eu raison de vous. Il n’y a pas d’adjectifs pour décrire ce que nous avons ressenti lors de cette journée au Sanctuario de las Mariposas del Capulin. Magique certes. Merveilleux aussi. Incroyable surtout. Et indescriptible plus encore. C’est une rencontre hors du temps avec des papillons monarques, venus tout droit du Canada pour passer l’hiver au Mexique… Au terme d’un voyage de plus de 3000 kilomètres, ces papillons reviennent tous les ans exactement au même endroit, dans la forêt quittée par leurs ancêtres de l’année précédente, soit cinq générations plus tôt, sans que personne ne puisse expliquer ce sens inné de l’orientation. Si jamais vous passez par là, arrêtez vous. Vous ne voudrez plus repartir… 1月6日 Museo Nacional de AntropologiaAujourd’hui, encore un jour de fêtes pour nos Mexicains. Nous fêtions les Rois Mages (Dia de los Reyes), très attendu par les enfants qui reçoivent pour l’occasion leurs plus gros cadeaux, à quelques jours seulement de Noël. Pour les plus grands, on partage une « Rosca », sorte de galette des rois locale… Sauf que la tradition est différente : celui qui trouve la fève n’a pas le droit à sa couronne : il doit offrir des tamales (pâte de maïs généralement fourrée à la viande et cuite à la vapeur) à tous le jour de la chandeleur… Les mexicains aiment leur tradition et je n’y ai donc pas échappé à l’hôpital (où il y a toujours une bonne occasion de manger et d’inviter tous ses collègues)… En allant au D.F., nous sommes tombés par hasard sur une parade pour l’occasion, toute en musique et en couleurs. Cherchant à combler nos carences en culture mésoaméricaine, nous sommes allés faire un tour au Museo Nacional de Antropologia de Mexico, qui parait-il est l’un des plus beaux du monde. Gigantesque, et bien illustré, nous y sommes restés un sacré bout de temps (5 heures) sans nous en rendre compte. On aurait pu y rester encore bien plus longtemps si nos estomacs ne nous avaient pas ramenés à la réalité. Ce musée se consacre aux civilisations précolombiennes (Civilisations préclassiques, Teotihuacan, Toltèques, Aztèques et Mayas…). On y trouve aussi une présentation générale des systèmes de croyances mésoaméricaines par le biais d’objets en rapport avec les mythes, rituels et cérémonies des populations indigènes actuelles. C’est donc un peu plus cultivés que nous rentrons ce soir… 1月2日 Destination GuatemalaNous voilà de retour de notre périple aux pays du Quetzal, petit oiseau emblématique du Guatemala que nous n’avons pas eu la chance d’apercevoir. Alors, nous vous envoyons de quoi rassasier votre curiosité sur ce pays bien sympathique.
Comme toujours, quand on part un peu à l’aventure, on ne sait jamais trop où on va mettre les pieds. On a bien une petite idée du trajet, quelques a-prioris sur le mode de vie des habitants mais c’est à chaque fois une surprise en arrivant. Ce voyage n’a pas échappé à la règle. On rentre donc heureux et fatigués, après avoir parcouru un sacré bout de chemin, découvert des trésors, rencontré une ribambelle de joyeux lurons, galéré comme tout bon aventurier en vadrouille, et appris à relativiser sur nos tits malheurs.
Le Guatemala est un pays tout petit, mais fascinant : des paysages à vous couper le souffle, des petits marchés encore traditionnels, des villages perdus au milieu des volcans, le paradoxe d’un tourisme développé au beau milieu d’une majorité indigène ayant su garder langues, costumes et traditions, des sites archéologiques extraordinaires… Un beau mélange donc, assez intriguant tout de même. Nous avons souvent partagé notre route (et certaines galères) avec d’autres touristes rencontrés aux cours de nos escales, parfois pour quelques heures, d’autres pour quelques jours. Mélange de cultures donc : hongrois, italiens, américains, anglais, mexicains, colombien, français, géorgien et quand même un touriste guatémaltèque… Quelques affinités se créent, c’est aussi ce qu’il y a de magique dans les voyages…
Nous avons commencé notre petit périple en avion, histoire de réduire un petit peu le nombre d’heures de bus qui allaient nous attendre… Petit clin d’œil en passant, nous en avons profité pour faire une petite étude de terrain, et, en bons sociologues observateurs que nous sommes, nous avons pu déduire une typologie toute particulière du mexicain qui voyage : il a souvent les yeux bleus, les cheveux et la peau clair, et s’habille comme un américain… Mes métissés de l’hôpital qui ont droit à des soins rudimentaires sont bien loin désormais… Arrivés à Tuxtla Gutierrez, au sud du Mexique, nous sommes impatients d’arriver à destination… Mais tout de même pas près à payer 150 pesos de taxi pour gagner la ville. On croit se faire arnaquer, alors on fait mine de partir à pieds malgré les avertissements des taximans… Nous sommes au beau milieu de nul part, mais nous ne le savons pas… Imaginez-vous donc vos deux blancos, sacs sur le dos, au milieu d’une chaleur désertique, marchant sans trop savoir où aller... Heureusement, un gentil riche mexicain s’arrête pour nous prendre dans sa jolie voiture… Et nous économisons 25 kilomètres de marche à nos chaussures.
Après cela rien ne nous arrête, on enchaîne les bus et les colectivos pendant le reste de la journée, pour enfin gagner la frontière… C’est la première frontière terrestre que nous passons à pied… Et c’est une sacrée expérience ! Nous nous attendions à des militaires pas très rigolos, veillant attentivement sur nos passeports et trouvant la moindre excuse pour nous faire payer une taxe. En réalité, sur une dizaine de kilomètres, à la frontière entre le Mexique et le Guatemala se trouve… un marché ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est un vrai souk, de la musique, la foule qui achète tout au moindre prix… On doit se faufiler dans ce monde grouillant pour atteindre les postes frontières, nous sommes assez ahuris, on doit le dire. Au bout du marché, un vieux bus scolaires américains retapés aux couleurs flashys nous attend… On grimpe dedans après avoir laissé nos valises toutes seules sur le toit. La nuit tombe. Une bagarre éclate dans le bus entre le conducteur et un groupe de jeunes. On s’étonne tous les deux à penser en même temps à la France… C’est bien triste de dire cela, mais ça faisait depuis notre arrivée au Mexique que nous n’avions pas assisté à ce genre de scène. On ne fait pas les fiers quand même, les conflits se résolvent ici dans une sacrée violence. Drôle d’entrée en matière. Et puis la route jusqu’à Huehuetenango, notre premier point de chute, nous parait interminable. Les virages n’aidant pas, j’arrive bien nauséeuse à Huehue… C’est une ville dont on ne gardera que le souvenir d’un hôtel glauque et sinistre. Juste une escale pour y passer la nuit donc.
On part à l’aube et découvrons le système de bus le plus performant de la planète… A peine a-t-on le temps de sortir d’un bus, qu’on nous saute dessus pour rentrer dans un autre. Direction la région du lac Atitlan, considéré comme l’un des plus beaux lacs du monde, car entouré par une jolie chaîne de volcans. C’est vrai, la vue est vertigineuse. On s’arrête d’abord à Solola, un petit village authentique où nous n’apercevons pas un seul touriste. Son marché, fréquenté par les indiens des villages du lac, est coloré et très animé. Les habitants en costume traditionnel ne se préoccupent pas de nous, ils vivent à leur rythme. On s’y promène donc avec régal. On prend le loisir d’admirer les étoffes des locaux, un vrai défilé de mode. Pierre tente son premier tamal et c’est un succès. On reprend la route pour atteindre Panajachel, sur les rives du lac. Emplacement idéal avec vue imprenable sur des volcans aux proportions parfaites. Mais c’est un village touristique et ça se sent… Petites boutiques un peu partout, et on cherche à nous vendre tout et n’importe quoi à trois fois le prix. On décide alors de suivre les conseils du guide et de visiter les villages plus typiques autour du lac… On se rend donc à Santiago Atitlan en lancha (car inaccessible en bus)… Après un voyage bien agréable, on découvre un joli village certes, mais qui n’a rien du typique que nous imaginions. Petite déception donc. On reprend donc assez vite la route pour l’ancienne capitale du Guatemala…
Nous découvrons Antigua de nuit, c’est un peu magique… C’est la veille de Noël et cette jolie ville coloniale est à la hauteur : tous les arbres se sont parés d’une robe étincelante, tout comme les arcades de la Plaza Central et de la cathédrale… Un groupe de touristes chantent des cantiques à la lumière des bougies… Il fait chaud, mais c’est noël et c’est chouette. Le lendemain, nous découvrons une ville aux allures de village, avec des petites maisons colorées, des rues pavées, et des bâtiments coloniaux se fondant dans ce décor majestueux. On s’y promène agréablement quelques heures avant d’entamer la véritable attraction de la journée… Nous partons pour le Volcan Pacaya, un des plus célèbres du Guatemala. On part en excursion organisée, car à écouter les rumeurs, nous mettons gravement nos vies en danger à cause d’agressions soit disant fréquentes de touristes, d’où la nécessité de gardes armés… On se prend donc pour des aventuriers hors pair, risquant leurs vies pour voir un volcan en activité… En réalité notre guide était armé d’une machette… Waouh, avec ça, c’est sur qu’il pouvait plus rien nous arriver ! Equipe dynamique, j’ai peur de ne pas suivre (ce n’est un secret pour personne, je ne suis pas une grande sportive). Mais surprise, avec notre entraînement intensif de haute montagne à Toluca, nous galopons devant. Et oui, le point culminant du volcan est plus bas que Toluca et nous ne sommes donc pas du tout gênés par l’altitude. Pacaya est un volcan en activité, la dernière éruption datant d’il y a quelques années, et la dernière coulée de lave de trois mois. Plus on monte, plus on a chaud. Les pierres volcaniques dégagent une chaleur incroyable. Nous apercevons de la lave, moment magique. Notre cadeau de Noël. Et puis on redescend la montagne en courant, avec un guide bien content de ne pas avoir eu le droit à un groupe de « tortugas ».
Le 25 décembre, l’idée est de traverser une bonne partie du pays jusqu’à Flores. Mais on arrive à Guatemala City et là, pas de bus… Tous les chauffeurs sont partis manger leur dinde en famille. Moi, je ronchonne ce qui n’améliore pas les choses, ça pue la pisse de partout, il n’y a pas un chat dans la rue. Bref, il faut trouver une solution car je n’ai pas l’intention de rester là à attendre… On trouve quand même un terminal de bus qui part pour l’est… On grimpe dedans, c’est toujours mieux que d’attendre dans cette ville toute moche. En regardant dans le guide, on trouve un tit site maya à visiter en route. On s’arrête donc à Quirigua, dans un site perdu au milieu d’immenses bananeraies. On y découvre surtout des stèles bien conservées. Pierre lui découvre une couleuvre et s’amuse donc à la prendre en photo. Puis direction Rio Dulce où nous pensions nous arrêter dormir, la nuit tombant. C’était sans compter sur notre couple d’italiens sachant négocier un minibus pour Flores dans le Peten, alors que plus personne ne circule. Grosse journée de route donc, une dizaine d’heures de bus, entassés les uns sur les autres… L’avantage c’est qu’on voit du pays et que les paysages sont parfois spectaculaires.
Désormais, on a pris le rythme et nous nous levons à deux heures le lendemain matin pour aller observer le lever du soleil à Tikal, « le lieu des échos », le site maya le plus étendu d’Amérique Centrale (16 km² quand même) et inscrit au Patrimoine Mondiale de l’Humanité. Nous commençons par une demi-heure de marche dans la jungle, au son impressionnant des singes hurleurs qui font leur travail comme il se doit. Il fait nuit, et leur cri se laisserait confondre avec le rugissement de félins… En un mot, impressionnant. Et puis on grimpe tout en haut d’un temple géant et attendons patiemment le soleil se lever… Le seul « hic » dans l’histoire c’est qu’il fait tout brumeux et qu’on n’apercevra même pas un petit rayon percé les nuages. Tant pis, ça ne nous empêche pas de parcourir le site enfoui dans une végétation luxuriante, de nous perdre dans le « mundo perdido » et d’apprécier les toucans, singes araignées et une tite bête de la famille des ratons laveurs en liberté dans le parc.
Flores et Tikal, c’est aussi pour nous la galère du jeune voyageur qui n’a pas pensé à garder une centaine de dollars sur lui, « au cas où »… Pour Pierre, le Guatemala a un système bancaire « perfectible ». J’aime cette expression qui désigne la panique du un euro qui vous reste en poche… Plus aucun distributeurs qui fonctionnent dans un pays, ça a quelque chose d’ennuyant pour le touriste… Alors, on trouve l’hôtel le plus pourri de l’île, on mange plus qu’une fois dans la journée, on fait des kilomètres les cheveux aux vents sur un pick up qui a bien voulu nous prendre en stop… Mais malgré nos efforts, les billets ça ne pousse pas dans les arbres et heureusement que Western Union était là (et papy aussi) pour nous sauver…
On décide donc de rebrousser chemin et d’écourter notre séjour… Direction le Mexique avec une petite halte avant a Sayaxché qui se rejoint en lancha. A peine arrivés, on trouve un couple guatemalteco-américain qui cherche à partager une barque pour aller au site d’Aguateca. Nous voilà donc en route sur le fleuve Petexbatun pendant une bonne heure et demie pour rejoindre des ruines perdues dans la jungle. Le site en lui-même n’a rien de très extraordinaire mais le voyage sur le fleuve est dépaysant, avec ses tortues et hérons, et parfois, paraît-il, mais nous ne les avons pas vu, crocodiles… Et nous avons le loisir d’avoir un site rien que pour nous, c’est agréable.
La frontière, c’est à nouveau une expérience. Entre la dernière ville au Guatemala, Bethel, et la première au Mexique, Frontera Coroza, dix-huit kilomètres de chemins de pierre et une lancha à prendre… Des impressions de bout du monde. Ça nous amuse. On rejoint la ville de Palenque avec nos amis de médecins du monde, qui ne sont d’ailleurs pas médecins, et partageons de jolis moments ensemble dans un resto aux proportions gargantuesques (ce qui réjouit Pierre qui a été bien rationné ces derniers jours). En cherchant des hôtels, on croit trouver une chambre dans un hôpital psychiatrique : évidemment c’est pas cher, mais les murs sont blancs, les couloirs n’en finissent pas et les habitants sont plutôt étranges… On comprend par la suite qu’il s’agit des « lacandoniens », habitants de la forêt de Lacandon, aux cheveux longs et la frange nette et portant une tunique blanche, typé camisole. De très bon goût donc. On part en courant.
Et puis c’est le Chiapas et la découverte du site maya de Palenque, notre petit chouchou désormais je crois. Malgré la foule de touristes, les temples, structures et stèles, qui composent ce site magique, nous impressionnent. Nous regrettons juste de ne pas être assez calés en culture et civilisation, car à vrai dire, on commence à tout confondre entre les mayas, aztèques, olmèques, totonèques, and co… On va donc s’offrir un bon guide explicatif pour les visites de nos prochaines pyramides… Et puis, nous nous arrêtons à Agua Azul, petits bijoux de la nature. Des cascades aux chutes impressionnantes qui se déversent dans des bassins d’eau tirant entre le vert émeraude et le turquoise. Avec le bruit de l’eau et ce paysage spectaculaire, nous avons trouvé un vrai petit paradis…
Les dernières pyramides que nous verrons lors de ce séjour seront celles de Tonona, nom qui signifie « maison de pierres ». La particularité réside donc dans le fait que les structures sont faites uniquement de pierres, contrairement aux autres sites qui utilisaient aussi le bois. En réalité, toutes les structures semblent s’empiler pour former une colline de pierre. Site inhabituel donc qui nous a beaucoup plu malgré les difficiles 260 marches de grimpette jusqu’à son sommet, sous un soleil ardent.
On termine notre voyage par les villes de San Cristobal de Las Casas et Chiapa de Corzo. San Cristobal nous rappelle un peu Antigua, avec ses maisons colorées et ses ruelles pavées. Nous y apprécions la visite du Centro de Desarrollo de la Medicina Maya, où sont retracées les croyances et coutumes des médecins indiens du Chiapas. Pas de formules chimiques ici, seulement des prières, de l’encens, des bougies, et des herbes… Si certaines pratiques nous semblent très intéressantes, d’autres challengent nos capacités logiques… Ainsi, faire tourner autour d’une femme entrain d’accoucher une bouteille de pepsi pour la soulager, nous a laissé un peu perplexes. Nous avons aussi découvert un village typique aux environs de San Cristobal, San Juan Chamula. Les habitants tzotziles y ont des costumes qui nous ont amusés : tuniques ou jupes de laine blanche ou noire et foulard blanc autour de la tête… On avait presque l’impression de rencontrer des ours… Mais pas de photos dans ce village et on ne s’amuse pas à bafouer l’interdit (vous comprendrez pourquoi grâce à la petite photo des poupées zapatistes)… Chiapa de Corzo sera notre dernier arrêt. Nous y avions passé le réveillon du 31, appréciant une petite procession dans ce village sans touristes, ainsi que la tradition de la piñata. Point de départ idéal aussi pour le Cañon del Sumidero, que nous avons découvert bien mouillés dans notre lancha (voilà deux mois que nous n’avions pas vu la pluie). Des parois quasi verticales atteignant les 1000 mètres de hauteur nous entourent. Mais malgré ce spectacle, la pluie a eu raison de nous et nous avions bien hâte de retrouver la terre ferme et de rentrer au chaud chez nous, à Toluca. Et puis bon présage pour 2007, nous l’avons commencé dans l’avion, ce qui devrait nous promettre d’autres jolies escapades.
Voilà pour notre petit voyage de Noël, on espère que, pour vous aussi, vos fêtes de fin d’année se sont toutes très bien passées. Et aussi, tout plein de vœux de bonheur pour la nouvelle année. Nous profitons aussi de ce petit mail pour souhaiter la bienvenue sur notre jolie planète à Nathan, qu’on a hâte de découvrir en photo et en vrai bientôt…
Mille gros bizoux à tous…. On vous embrasse bien fort.
Pierre et Audrey 12月19日 Du nouveau!Avant de commencer, la plus grande nouvelle du mois… Nous avons Internet à l’appart, même si l’on a bien cru que les techniciens ne viendraient jamais nous installer la ligne. Tout fonctionne donc à la mexicaine, ce qui exaspère parfois notre patience (même celle de Pierre, c’est dire !). Alors désormais, nous ne devrions plus avoir d’excuses pour ne pas vous faire partager régulièrement nos aventures. Il y a une sacrée série de nouvelles photos, certaines un peu dépaysantes, on espère que vous les apprécierez.
Difficile de savoir où commencer. Ces dernières semaines ont été bien remplies. Beaucoup d’escapades, mais aussi du boulot. J’ai commencé mon stage à l’hôpital, aux urgences. Normalement ma fonction est de gérer les situations de stress et d’anxiété. Mais à vrai dire c’est un peu difficile pour le moment et je me retrouve souvent bien démunie, avec toute une série d’infos à gérer et la frontière de la langue. Mais on m’encourage tellement que ça me redonne confiance en moi. C’est un tout autre monde, désorganisé et bruyant, avec des médecins qui tapent encore à la machine à écrire et des patients qui n’ont pas toujours la possibilité de payer leurs soins et qu’on renvoie chez eux. Pour l’instant tout me frustre, un système social si différent qu’il me rappelle combien nous avons de la chance en France, une fonction que je ne peux pas exercer pleinement, des moments de découragements et de remises en question… Suis-je à ma place ou non ? Le manque de personnels conduit à des situations étonnantes… Je me suis retrouvée à assister un accouchement dans un taxi car ni médecin ni infirmières à l’horizon… C’était un peu la panique, je devais être plus stressée que la maman. Enfin, ça a été tellement rapide que j’ai rien eu le temps de comprendre. Ces derniers jours, j’ai quitté les urgences, je suis en pédiatrie dans le service des enfants brûlés. J’y suis beaucoup mieux. Les enfants me demandent si tout le monde parle comme moi d’où je viens, dans ce pays inconnu de l’autre côté de l’océan. Ça les amuse. Moi aussi. Je prends donc mes marques petit à petit. Pierre lui va toujours aussi bien, s’exerce en ce moment à faire des piñatas pour les fêtes de Noël, ce qui ne lui plait pas vraiment à vrai dire mais au moins il apprend les coutumes locales.
En parlant de tradition mexicaine, nous avons été invité aux 15 ans de la cousine d’un copain. Sacrée fête, et, j’avoue, j’étais un peu jalouse de sa robe de princesse et j’aurais bien aimé avoir 15 ans moi aussi… Pour ceux qui ne le sauraient pas, los « Quince Años » se fêtent ici en grand, avec les familles et les amis. L’origine de cette tradition remonterait aux rituels indiens célébrés à la puberté, marquant l’acceptation des responsabilités maternelles pour les filles et guerrières pour les garçons. A 15 ans, les jeunes filles entrent donc à l’âge adulte et sont désormais potentiellement « fille à marier ». Certaines familles modestes économisent pendant plusieurs années pour offrir à leur fille un tel événement, ce qui nous a fait penser en bien des points à un mariage chez nous.
Pour ce qui est des découvertes régionales, nous avons fini par aller à Teotihuacan, dénommée aussi la « Cité des Dieux » et site incontournable du Mexique. Tout y est grandiose, les pyramides… mais aussi les files de touristes qui souhaitent les escalader, ce qui est somme toute un peu moins palpitant que de se sentir les pionniers du lieu. Ça ne nous empêche pas de monter tout en haut nous aussi et d’admirer l’alignement des pyramides qui forment cette puissance cité, qui fut la capitale du plus grand empire précolombien. Les deux pyramides immenses sur les photos sont celles du soleil et de la Lune. Le lieu serait en effet celui de la création du soleil et demeure sacrée de leurs divinités. Vous trouverez aussi une photo de Quetzalcoatl, le serpent à plumes.
Le week-end dernier était un week-end prolongé qui marquait le début des célébrations de Noël. Il s’agissait de célébrer la fête de la Vierge de Guadalupe. Le 12 décembre, nous sommes donc allés au DF pour découvrir un peu plus comment les mexicains célébraient ce genre d’événements. Leur gaieté semble rendre les fêtes catholiques plus populaires et joyeuses que chez nous. Nous sommes étonnées par tant d’effervescences à la Basilica de Guadalupe, qui est le théâtre de dix jours de festivités. Nous y avons vu des groupes de danseurs et musiciens indiens, qui se produisent, parait-il sans interruption, pendant deux jours sur l’immense place. Pour la petite histoire, cette Vierge métisse est apparue en vision à un indien converti et on fit construire une église à l’emplacement de la vision. Guadalupe contribua largement à l’évangélisation des Indiens et fut proclamée en 1737 Sainte Patronne du Mexique pour avoir mis fin à une épidémie de peste.
Nous avons profité de ces quatre jours de congé pour prendre nos sacs à dos et nous éloigner un peu de l’état de Mexico. Nous avons commencé notre chemin par Puebla, ville qui a conservé l’empreinte espagnole avec ses bâtiments coloniaux et toutes ses églises (ils s’en comptent près de 70). Quelques uns des bâtiments sont bordés de « azulejos », sorte de carrelages colorés accolés aux murs extérieurs. Nous avons été jeté un coup d’œil au museo de la revolución, installé dans la maison d’Aquiles Serdan (le nom de notre rue), où se sont déroulées les premières batailles de la révolution mexicaine. Pour l’anecdote, le pauvre Aquiles, qui avait trouvé une cachette sous le plancher de sa maison, a toussé à cause de l’humidité et a été exécuté par les soldats. A dix kilomètres de Puebla, nous avons découvert la plus vaste pyramide jamais bâtie : la pyramide Tepanapa de Cholula (450 mètres de côté pour 65 mètres de haut). A vrai dire, comme vous le verrez sur les photos, il est difficile de distinguer quelque chose, la pyramide est envahie par la végétation, et ressemble plus à une colline qu’à un site archéologique, ce qui nous a permis de comprendre pourquoi il a fallu tant de temps pour retrouver la trace de toutes ces civilisations. Aujourd’hui, la pyramide porte sur son sommet une église. Nous avons quand même pu nous promener dans les tunnels creusés en dessous de la pyramide. Pierre a voulu faire l’aventurier en croquant une sauterelle, « chapulines » et l’a recrachée aussi sec. Et puis, nous avons déniché le bar à baggels du coin et avons fait les gourmands en souvenir des Etats-Unis. Ça change des tacos ! Pour les Rumiliens, vous trouverez une dédicace spéciale dans l’album des photos de Puebla. Même de l’autre côté de l’océan, la pasnaille nous suit.
Nous avons continué notre route vers l’état de Veracruz. En arrivant, Pierre m’a fait sourire en disant que si les paysages, l’accent et le climat changent d’un état à un autre, la conduite des chauffeurs de bus, elle, demeure la même. Je crois que ça résume assez bien la situation :-) Nous avons pu mettre nos pieds dans l’eau du golfe du Mexique et apprécier de délaisser nos pulls pour quelques jours. Dans la séquence souvenir « Et pendant ce temps là à Veracruz… », Pierre tient à faire une dédicace à son cousin Sylvain pour lui dire que les bars ont laissé la place aux hôtels mais qu’il a quand même réussi à trouver les noix de coco… Le soir, nous avons été prendre un bain de foule sur le Zocalo où chantait un des participants de la Star Ac’ locale. Animation assurée.
Le lendemain, nous avons longé la côte et nous sommes arrêtés à Cempoala, important centre totonaque préhispanique. Tout nous a séduit : le cadre somptueux avec ses montagnes en arrière fond et ses palmiers et pyramides en premier plan ; ainsi que les locaux, à l’image des mexicains, gais et généreux, toujours prêts à prendre le temps de discuter avec vous pour vous apprendre les traditions locales. Les « almenas », ou créneaux, constituent l’élément typique du site. Ce site est un havre de paix, sans touriste, au milieu d’un petit village bien loin de la civilisation. Le temps s’y arrête. Ça fait du bien. Nous avons aperçu notre premier iguane, assez impressionnant tout de même. Nous avons aussi pu y déguster des noix de coco offertes par un des guides du site. Il avait l’air tellement content de nous appeler ses « amigos » et de faire tomber les noix des cocotiers pour nous que cette visite restera gravée quelque part dans nos cœurs.
Et enfin, étape finale, El Tajin, après d’interminables heures de bus… Une fois encore, notre patience a été mise à rude épreuve, le bus s’arrêtant à peu près tous les vingt mètres pour déposer ou prendre un passager. Mais ça valait le détour. El Tajin est un site totonaque incroyable et magique au nord de l’état de Veracruz. Son nom signifie tonnerre, éclair ou ouragan à cause des caprices climatiques fréquents dans cette région tropicale. Perdu au milieu de la jungle, El Tajin se découvre au milieu de sa végétation luxuriante. Nous arrivons les premiers sur le site au matin. La brume y est encore présente ce qui rajoute une part de mystère et du rêve. Nous sommes encore plus émerveillés que la veille à Cempoala. Tout semble en harmonie dans cette cité loin des hommes. Nous parcourons ce site de plus de 10 km² avec bonheur, on aimerait y rester. On s’y sent si bien. Les pyramides sont bien différentes de celles que nous avons vu jusqu’à présent, notamment la « Piramide de los Nichos », où se dévoilent des niches carrées sur chacune de ses façades. Les archéologues pensent qu’il existait initialement 365 niches, ce qui indique que l’édifice aurait pu servir de calendrier. Voilà un site à découvrir absolument… tout simplement magique.
Aujourd’hui, nous avons visité le Centro Ceremonial Otomi, à une trentaine de kilomètres de Toluca. Un passionné de cultures traditionnelles nous a expliqué (pendant un sacré bout de temps…) qu’il s’agissait d’un centre cérémoniel construit dans les années 80 à la demande de la communauté indigène locale, les Otomis, pour qu’ils puissent y célébrer leurs rituels. Il nous a aussi invité à nous ressourcer dans des « Temascal » (bains à vapeurs), et il nous a brièvement expliqué quelques unes des nombreuses croyances indigènes, ainsi que l’importance d’être en harmonie avec la nature et de trouver en soi la paix intérieure, au travers notamment de la méditation. Petit cours d’histoire et de spiritualité donc pour bien terminer le week end.
Il est l’heure de nous quitter, alors on vous envoie des bizoux à tous, en vous souhaitant de passer de bonnes fêtes de fin d’année !
Pierre et Audrey 12月1日 Ascension du Nevado!!!Ca y est, nous avons grimpé notre volcan… Et vu la neige aussi! A seulement une tite heure de Toluca, le 4ème sommet du Mexique : le Xinantécatl, et plus communément surnommé le Nevado de Toluca, à cause de la neige qui le recouvre. Nous sommes à plus de 4000 mètres d’altitude, le critère culminant au Pico de Fraile, à 4690 mètres d’altitude. Nos premiers pas sont difficiles, notre souffle coupé… A peine 100 mètres de grimpette que notre équipe s’arrête… Mais on s’habitue plutôt vite et découvrons émerveillés deux lacs aux couleurs changeantes dans le cratère : le lac du soleil et celui de la lune. Impatients, on décide de descendre dans le cratère, sans prendre le chemin… Pas très malin, on apprend à faire du surf sur les pierres qui s’éboulent avec nous. Petite impression d’avoir mis les pieds sur Mars, il n’y a presque plus de végétation et ce paysage nous est inhabituel. Nos mexicains nous avaient dit de bien nous couvrir, car il fait soit disant super froid si haut. Pierre, lui, défie tout le monde de monter si haut en T-Shirt… La contrepartie de notre aventure est d’avoir découvert que nous vivions au milieu de la pollution… Du haut du volcan, on découvre un nuage violacé bien épais sur toute la vallée tolucaine… Le plus triste c’est qu’on ne s’en rend même pas compte. Aujourd’hui, journée mondiale contre le SIDA mais aussi jour férié pour nous : changement de président… Recommandation pour les touristes : « restez chez vous »… Alors on ne bouge pas !
Voilà pour les nouvelles,
Gros bizoux tout frais,
Les deux alpinistes en herbe
PS : On a aussi mis les photos de l’appart en ligne ;o) Texto Sobre la MuerteVoila un pti texte sur la mort pour les plus courageux d'entre vous qui prendront le temps de le traduire... tres interessant... A vos dictionnaires
¡Hola! ¿Me recuerdas…? Soy yo…. La muerte
Te envío esta carta para notificarte que mañana te toca a ti… ¡Si! ¿Pensaste que vivirías mil años?... ¡Calma, no te lamentes! No te lamentes… No te preocupes más… Todavía te resta todo un día puede ser toda una vida… Si lo sabes aprovechar. ¿Cómo?... Ya no postergues tu vida… Ya no renuncies a ella jamás. Tienes 24 horas para demostrarte cariño, para decirle que le amas, para bailar bajo la lluvia, para disfrutar aquella melodía, para sentir el sol, para soltar tu llanto, para entregar tu alma, tienes todo el día para pedir perdón, para ser un niño, para ser un sabio, para reír con fuerza, para gritarle al viento, para disfrutar el resto de la vida que se queda en tu corazón. La vida te esta rodeando a cada instante aunque la busques en el futuro, aunque creas haberla olvidado en el pasado. ¡La vida esta ahí, contigo! Te envuelve con su magia, pero tú como un ciego prefieres ignorarla. Es por eso que te envío esta carta… Para que recuerdes que tienes que morir, que mañana tomare tu mano y te llevare de aquí, de este mundo terrenal y quiero preguntarte… ¿Podrías describirme el aroma de las rosas? ¿Podrías decirme lo que sientes cuando el viento te envuelve con su ternura, con su brisa y con su fuerza?... ¿Conoces la maravillosa sensación que brinda el amor?.... ¿Haz bailado al ritmo de tu corazón?...¿Haz disfrutado el arte de hacer el amor… sin ningún limite?... o ¿Te a detenido el temor?... Disculpa si soy indiscreta… Lo que pasa es que me causa mucha gracia el pensar que mañana te tome en mis brazos… Vas a estar muerto completito… Al 100%... No habrá ningún asomo de vida en ese cuerpo tuyo… Y sin embargo hay que estas vivo… El 75% de tu ser parece estar muerto. Tengo aquí a muchos suicidas que en el justo momento que me vieron de frente, descubrieron que la vida es muy bella y mucho mas grande que todos esos problemitas que creyeron irremediables… Justo cuando sus ojos dejaron de percibir colores, cuando su piel dejo de tener sensaciones, cuando sus oídos no escuchaban ni siquiera el silencio, cuando su boca no pudo decir: ¡Te amo!... ¡Ayúdame!..¡Te perdono!... ¡Te extraño!... ¡Eres especial!... Cuando sus brazos ya no pudieron abrazar, cuando sus piernas ya no pudieron correr, cuando sus labios dejaron de sonreír. En ese momento todo suicida me suplica una oportunidad sin entender que cada instante de cada hora de cada día de su vida es una oportunidad… Una oportunidad para vivir con intensidad… Y que yo la muerte, si doy oportunidades, pero solo a aquel que sabe usar la vida, solo aquel que se da cuenta que la vida no se puede comprar con ninguna cantidad de dinero… Que la vida es como una montaña rusa, a la que te subes y lo disfrutas al 100% por que sabes que el final esta cerca y que no podrás comprar otro boleto. ¿Sabes?... Existe mucha gente con enfermedades que los tienen al borde de mis brazos. Gente admirable. ¡Que lucha por vivir, por conseguir sus sueños, por gritar su amor, por extender su mano, por dejarle al mundo la huella de su corazón! Gente que aun sabiéndose desahuciada sonríe feliz, persigue sus sueños y sabe vivir… A muchos de esos guerreros de la vida, si les doy una oportunidad, porque merecen vivir… Y cuando uno de esos seres supieron vivir llegan a mis brazos… Los recibo contenta, porque no se quejan con el clásico “si yo hubiera…” Ellos hicieron todo lo que quisieron hacer… Y por eso les indico el camino que han de seguir… Ese camino que sin duda les hará volver a vivir. Así que si no me recordabas, aquí estoy… Por que mañana te toca a ti… Te queda un solo día… ¿Qué harás con el?... Si me convences puede que te permita vivir. Hoy esta en los brazos de la vida… Pero mañana… Mañana estarás en los míos… Así que… ¡Vive tu vida!
Te espero, Respetuosamente,
La Muerte 11月19日 Xochicalco et Museo Frida KhaloTout petit mail pour accompagner les nouvelles photos. La semaine dernière, nous avons fait un tour à Cuernavaca, la ville de l’éternel printemps. Mis à part son climat doux et agréable, nous ne lui avons pas trouvé beaucoup de charme. Notre balade dans le « Jardin Borda », nous a tout de même donné une petite idée du mode de vie de l’aristocratie mexicaine du 19ème siècle, qui devait être plutôt agréable si l’on en juge à la richesse du cadre, ses plantes tropicales, ses terrasses et ses fontaines ! Nous avons continué notre route vers Xochicalco, un des sites archéologiques les plus importants du Mexique et inscrit depuis 1999 au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. En nahuatl, Xochicalco signifie « lieu de la maison des fleurs ». La particularité de ce site découle du fait que toutes les différentes cultures y sont représentées (Toltèque, Olmèque, Zapotèque, Mixtèque et Aztèque). Le monument le plus célèbre du site est la pyramide de Quetzalcóatl, la pyramide du serpent à plume, qui a conservé sur ces bas-reliefs des sculptures intrigantes.
Cette fin de semaine, nous sommes retournés à Mexico pour aller visiter le musée de Frida Kahlo. Nous ne pouvions pas prendre de photos à l’intérieur, alors vous n’aurez qu’une petite idée de la fameuse maison bleue de Frida en découvrant les jardins.
Sinon tout va bien pour nous, Toluca se rafraîchit de plus en plus la nuit et les matins… Nous sommes contents de partir en week-end pour nous réchauffer. Le volcan commence à être enneigé. Je donne des cours de français depuis quelques temps dans un lycée dans une classe de seconde. Mes élèves en uniforme s’amusent de mon accent et je corrige aussi le leur. Ça me plait. Je devrais commencer mon stage à l’hôpital la semaine prochaine… La fac ça va, mais bien trop de « tareas » à mon goût (et surtout à celui de Pierre)… Pierre lui continue les cours d’espagnol, fait du sport et devrait chercher un boulot prochainement. Nous mettrons des photos de l’appart sur le site bientôt.
On vous embrasse bien fort,
Pierre et Audrey 11月5日 Dur dur la vie de touristes...Bonjour tout le monde,
Alors oui oui, on vous avait promis des nouvelles régulièrement,…Oui, on vous avait promis de vous emmener partout avec nous tout au long de l’année pour que vous puissiez découvrir avec nous le Mexique… Oui, mais… Mais il faut vous avouer que ce n’est pas tous les jours facile de mener la double vie de touristes et d’étudiants :-) Comprenez-vous, il faut savoir manier avec adresse l’art de porter ses tongs, tout en se souvenant comment utiliser son stylo… Ah !!! Alors, veuillez bien nous excuser pour ce petit mois sans nouvelles… Mais en compensation, voilà tout plein de jolis photos… Vous y découvrirez Xochimilco, aussi surnommée la Venise mexicaine, où nous avons eu le loisir de nous détendre au fil de l’eau sur des « lanchas », sorte de petits bateaux, parcourant les nombreux canaux de cette petite ville toute proche de Mexico. Profitant d’être tout proche de la capitale, nous avons assisté à un divertissement apparemment assez populaire ici, la « lucha libre », où la règle veut que tous les coups soient permis. J’avoue n’avoir pas été très emballée par ces catcheurs habillés avec des collants fluorescents et des masques de super héros, mais leurs acrobaties et l’ambiance de la salle valaient le détour. Nous n’avons malheureusement pas pu prendre de photos, alors Sorry, vous devrez venir vous-même vous rendre compte du spectacle de ces luchadores…
Nos excursions se sont trouvés un peu chamboulées ces derniers temps par la fermeture de la gare routière de Toluca. Les environs, habituellement habités par l’immense marché Juarez, sont devenus assez sinistres et, à voir les débris, nous pourrions croire que le pays est en guerre. A vrai dire, nous ne savons pas trop ce qu’il s’est passé exactement, si ce n’est que le marché a été expulsé de force une nuit par la police… Alors, nous avons été contraints et forcés de passer un week-end à Toluca, profitant de l’occasion pour visiter le musée d’anthropologie et d’histoire de l’impressionnant Centro Cultural Mexiquense et d’assister à un spectacle de danse présenté lors du festival international de Metepec, « La Quimera ».
Ces dernières semaines ont aussi été marqué par la préparation au « Dia de los Muertos ». Sous les arcades du centre de Toluca, s’est installée la « Feria del Alfenique », où des vendeurs ambulants proposaient toutes sortes de sucreries pour célébrer cette fête traditionnelle, étonnante et caractéristique du Mexique : des « calaveras » ou crânes en sucre, cercueils en chocolat, jouets en forme de squelettes, des représentations de la Calavera Catrina, etc… Nous découvrons alors une toute autre alternative à notre façon occidentale de percevoir la mort. La fête des morts plonge ici ses racines dans les croyances précolombiennes des Tarascos du Michoacan, qui pensaient que les morts revenaient sur terre un jour par an. Après la conquête espagnole, les fêtes catholiques de la Toussaint se sont superposées à ces anciennes traditions et aujourd’hui, la fête des morts garde toute sa popularité au Mexique. Et n’ayez surtout pas le malheur de leur parler pas d’Halloween. Le 1er novembre et le 2 novembre, nous avons donc décidé de découvrir ces coutumes étrangères. En nous baladant, nous avons découvert la confection d’ « Ofrendas », sorte d’autels décorés par la famille pour aider le mort à retrouver sa maison. On y trouve tout ce que le mort aimait : des tamales, des fruits, de la tequila, du maïs, etc. Les autels sont illuminés par des bougies la nuit et des fleurs sont parsemés pour guider le chemin de la tombe jusqu’à la maison. Le lendemain, nous avons été au cimetière et y avons découvert une animation joyeuse : de nombreuses familles avaient envahis les lieux, pour nettoyer et décorer les tombes, les orner de fleurs. Certains pique-niquent au milieu des tombes, les enfants jouent et s’amusent… Personne n’a l’air triste, et on nous explique que la mort fait partie de la vie, et qu’il faut donc la célébrer. Malgré tout, nous restons intrigués par cette ambiance de kermesse colorée et avons du mal à comprendre exactement leur conception de la vie, de la mort. Ça réveille de nouveaux projets pour moi, et peut-être l’intention de choisir ce thème pour mon mémoire de psycho. Les photos sont assez surprenantes, alors jetez-y un coup d’œil.
Pour en revenir à nos ballades week-end, nous avons découvert Taxco, capitale de l’argent, accroché au flanc d’une colline abrupte et parsemée de petites rues pavées. La découverte du centre de cette ville coloniale est agréable, nous flânons de boutique en boutique pour découvrir la fabrication artisanale de bijoux en argent. A quelques kilomètres, nous visitons aussi les « Grutas de Cacahuamilpa ». Ces grottes sont véritables merveilles de la nature avec leur stalagmites, stalactites et autres formations rocheuses.
Cette semaine, nous avons été à Valle de Bravo, à 1h30 de Toluca, notamment pour profiter du « Festival de las Almas » et de la fête des morts. Cette ville montagneuse abrite un lac de retenue, et offre des paysages spectaculaires. Nous avons usé nos chaussures en marchant jusqu’à la Peña (gros rocher surplombant le lac) pour découvrir un panorama exceptionnel, et une cascade assez impressionnante. Séduits par la ville et son temps clément, véritable petit paradis, nous sommes bien tristes que la fac soit à Toluca… Logeant chez des amis, Pierre a découvert qu’on pouvait combiner la vie en montagne, la vue sur le lac, avoir des arbres fruitiers dans son jardin, avoir le loisir d’y descendre chercher des oranges ou avocats dès que l’envie vous vient, et ce quelque soit la période de l’année… Vivre deux jours dans une famille nous a aussi donné l’opportunité de manger à la locale… Parfois délicieux, d’autres plats sont surprenants, les mélanges quelquefois écœurants. Nous avons aussi été surpris par la quantité de nourritures préparées par les femmes de la maison, toutes à la cuisine (mères, tantes, grand-mères)… Pierre a fini le week-end bien malade, mais ça fait partie du jeu, non ? Sur les photos, vous découvrirez aussi quelques papillons monarques. Ces « mariposas » sont les seuls papillons à migrer. Ils viennent du Canada pour passer l’hiver au Mexique et se regroupent tous à Valle de Bravo de novembre à Mars. Joli spectacle à ne pas louper si vous passer par là.
Pour finir ce long mail, hier nous avons visité le site aztèque de Malinalco, après l’ascension du Cerro de los Idolos, où nous découvrons une végétation riche et contrastant avec ce que nous avons l’habitude de découvrir en montagne. Le plus surprenant de ce centre cérémoniel dédié au culte solaire est sûrement le « Cuauhcalli » (maison de l’aigle) adossé à la montagne, taillé à même la roche, et coiffé d’un toit de chaume.
Voilà tout pour aujourd’hui, comme d’habitude, j’en ai beaucoup dis. Pour les dernières informations importantes, Pierre a acheté une guitare. Et, nous avons déménagé dans le centre de Toluca. Notre nouvelle adresse est la suivante :
C. Aquiles Serdan, n° 203, Depto n°2, Col. Centro TOLUCA, ESTADO DE MEXICO, C.P. 50000
Dernière petite anecdote avant de partir : nous avons failli hériter d’un tit bébé mexicain… Pendant un concert à Valle, je vois une toute petite de bébé ballottée à droite à gauche, alors je propose à son papa de le prendre un petit peu pour qu’il puisse danser plus tranquillement. En moins de deux, le bébé est dans mes bras et le papa loin dans la foule. Trois quarts d’heure plus tard, fin du concert. Le bébé est toujours dans mes bras, et plus de papa à l’horizon… Là, vous auriez du voir la tête de Pierre, qui malgré sa grande taille, n’arrivait pas à le retrouver. Et puis tout d’un coup, sortant de nulle part, on voit le papa débouler, il nous regarde et se souvient subitement qu’il a un fils, le reprend et s’en va… Sacrée soirée, je pense qu’elle restera dans nos souvenirs.
Allez, je me tais. Mille bizoux ensoleillés à tous (fin de la saison des pluies),
Pedro et Odojui (Merci les parents de m’avoir donné un prénom imprononçable, voilà comment on comprend mon prénom ici… Ou sinon, Aoudwey, à vous de voir)… 10月7日 Nouvelles fraîches des MexicainsLes Mexicains sont de retour,
après quelques petites semaines d’absence…
Nous avons quand même dédié nos week-end à reprendre nos rôles de touristes, à déambuler dans les rues jusqu’à en avoir mal aux pieds, appareil photo pendu à notre cou, et sourires accrochés sur nos visages. Nous avons enfin découvert la capitale, son centre historique, le « Zocalo », et notamment la Plaza de la Constitucion où dansent quelques « roncheros », parés de coiffe de plumes et de bracelets de coquillage, devant la Catedral Metropolitana. Nous nous perdons ensuite dans un marché immense, où tout se vend à moindre prix. On achète notre premier CD piraté à 10 pesos, à peine croyable. Un peu fatigués, nous nous arrêtons mangés et découvrons du poulet sauce mole poblano… Pierre est devenu un adepte depuis, et s’entraîne à en préparer pour vous faire une surprise en rentrant. En début d’aprèm, nous décidons de nous détendre en allant nous promener dans le Bosque de Chapultepec… En fait, la découverte du parc se transforme en bain de foule. C’est dimanche, il fait chaud, et toute la ville semble avoir eu la même idée que nous… Il nous reste encore bien des choses à découvrir, mais nos pieds sont fatigués. Nous reviendrons voir un peu plus tard dans l’année Frida et les œuvres de Diego Riviera. La ville est énorme, et malgré la présence d’un métro performant et peu cher, il est impossible de tout découvrir en si peu de temps. Le week-end suivant, direction la plage, le soleil, les palmiers et la chaleur pour trois jours de vacances relax… Acapulco, incoutournable station balnéaire du Mexique, nous change radicalement de notre climat montagneux. Même après cinq mois passé en Australie, Pierre ne pense pas avoir eu déjà si chaud. Difficile de croire qu’en seulement six heures de bus, tout soit si différent. La ville en elle-même n’a rien de palpitant, sauf peut-être le Fuerte de San Diego qui se dresse au somment d’une colline où nous avons vu sur l’océan. Sinon, la ville est tout ce qu’il y a de plus touristique, tout le monde nous parle en anglais, mais on tient tête, notre langue d’élection sera l’espagnol. Un peu bizarrement dès que nous expliquons aux locaux que nous ne sommes pas américains, ils changent d’attitude et deviennent incroyablement chaleureux. Zidane nous suit partout. On décide de s’éloigner de tous ces complexes hôteliers qui bordent la Costera pour découvrir une plage beaucoup plus typique, à quelques kilomètres, à Puerto Marqués. Il fait si chaud que nous passons l’après-midi dans l’eau et prenons plus de couleurs en deux heures que nous n’en avons pris pendant tout l’été. Nous découvrons aussi les célèbres plongeurs de la Quebrada, qui s’aventurent à faire des sauts d’une falaise à 35 mètres en surplomb d’une toute petite crique. Après ces quelques jours à l’océan, Toluca nous semble bien fraîche, mais nos températures printanières pendant la journée nous sont finalement bien plus supportables que la chaleur étouffante d’Acapulco. Voilà pour nos dernières nouvelles. Aujourd’hui, nous avons rejoint un ami de la fac pour aller à Teotenango. Le nom de cette ville vient de « teotl » (dieu, sacré), « tenamitl » (muraille) et « co » (lieu dans lequel), et se pourrait donc traduire par « le lieu de la muraille sacrée ou divine ». En fait, nous nous retrouvons dans un des trois sites aztèques proches de Toluca et découvrons à nouveau des pyramides. Celles-ci sont bien plus grandes que celles de Calixtlahuaca et assez impressionnantes à vrai dire. Pierre y goûte la « piña », cocktail typique de la ville, à base de vodka et de jus d’ananas. Pour ma part, je tente la « lagartija », un mélange vert un peu particulier, pas trop mauvais au début, mais franchement écoeurant au bout d’un moment. Voili voilou pour nos dernières aventures, ce soir, les guerriers sont au repos. Gros gros bizoux à tous, On vous attend, Pierre et Lilou
9月17日 Premières expériences...Bonjour tout le monde !
Comme promis, des nouvelles… et surtout plein de photos pour nous suivre tout au long de l’année. Pedro s’occupe de la partie technique, et moi j’essaierai de vous faire partager notre quotidien en quelques lignes, aussi souvent que possible, histoire de vous offrir un petit voyage virtuel quand le cœur vous en dit :-)
Voilà déjà deux semaines que nous avons débarqué sur notre nouvelle terre d’accueil, et déjà bien des choses à raconter… Une toute nouvelle vie pour nous, une nouvelle maison, une nouvelle langue, une nouvelle gastronomie, de nouveaux points de repère à trouver… Bref, beaucoup de changements en très peu de temps ! C’est agréable, un peu déroutant parfois… Dès notre arrivée à l’aéroport de Mexico, nous sommes mis dans le bain : galère avec toutes nos valises (quelle idée aussi d’en apporter autant), une bonne heure de bus jusqu’à Toluca, à environ 70 kilomètres de Mexico, et enfin un taxi pour gagner la chambre d’hôtel que nous avons réservé, le temps de trouver un nouveau toit sous lequel dormir. La fatigue se ressent, l’altitude y joue sûrement pour quelque chose. Toluca, capital de l’Estado de Mexico, est situé à quelques 2600 mètres d’altitude. Mis à part l’oxygène qui nous manque et la fraîcheur des soirées, nous n’avons pas l’impression d’être aussi haut : le paysage n’est certes pas plat, mais tout juste vallonné. De grands plateaux en quelques sortes, bercés ici ou là par quelques collines. De la ville, quand le temps est dégagé, nous apercevons le Nevado de Toluca, un volcan à plus de 4500 mètres d’altitude. Dès le lendemain, parés de nos sac à dos, nous partons arpenter les rues de notre nouvelle ville d’adoption, histoire de se familiariser un peu avec ce qui va devenir notre quotidien. Ce qui la veille au soir m’avait apparu plutôt tristoune (Toluca est essentiellement une ville industrielle) se révèle sous un autre jour : le centre est vivant, coloré, et il nous semble que les commerçants sont en compétition pour savoir qui mettra la musique le plus fort. Ça y est, nous y sommes : le Mexique est là, devant nous. Des odeurs s’échappent de petits commerces : nous goûtons nos premiers « nochos ». Expérience réussie. Le bruit des klaxons est omniprésent. La conduite mexicaine est quelque peu particulière, Pierre se retourne tout le temps, impressionné par ce désordre. Moi, j’ai peur de mourir à chaque fois que je monte dans le bus, soit presque tous les matins quand je vais à l’école ! Le centre ville arbore de nombreuses places et arcades, et quelques petites rues piétonnes. On y découvre aussi une cathédrale et de nombreuses églises colorées. Il fait bon vivre dans cette ambiance chaleureuse. On s’aventure ensuite sur de petites collines, attirés par le mélange des couleurs de mille et une maisons entassées les unes sur les autres. Cependant, notre ballade sera écourtée par l’intervention d’une des habitantes du quartier qui préfère nous prévenir que l’endroit est dangereux pour des touristes. Le lendemain, nous partons à une dizaine de kilomètres de la ville, au Centro Cultural Mexiquense. Arrivés trop tard, nous ne profiterons pas des musées mais simplement d’une ballade en plein air au bord d’un petit lac. Déjà, le début de la semaine arrive, ce qui devait signer pour moi le début des cours. Ça, c’était sans compter que les gens ne vivent pas au même rythme que nous. En fait, le lundi nous passons la moitié de la journée à attendre la responsable de l’échange, et l’autre moitié de la journée nous la passons à visiter des maisons. A la fin de la journée, nous trouvons la maison idéale, à peu de distance à pied du centre ville et du campus universitaire, dans un quartier résidentiel surveillé par des gardiens. Nous sommes cinq étudiants à partager les lieux. Pierre et moi récoltons la plus grande chambre avec salle de bain privée, cuisine commune, lave-linge, et petit jardin, on ne s’attendait pas à tout ce confort. Il me faudra ensuite trois autres jours avant qu’enfin je mette les pieds en cours, rythme mexicain oblige. J’apprends la signification de « Ahorrita » : maintenant, dans une heure, deux, trois ou quelques jours… Je ne sais pas trop comment ni pourquoi, mais tout le monde parle espagnol. C’est un peu dur, mais dans l’ensemble je m’en sors. Les gens sont drôlement sympas avec nous, jamais impatients de nous voir enfin trouver le bon mot au bon moment. J’aime ce nouveau challenge, mais il y a des jours où j’aimerais déjà pouvoir dire tout ce que j’ai envie de raconter. Ça viendra… J’ai compris ma première blague il y a deux jours, ça vient ! Pierre, lui, a commencé les cours d’espagnol au centre de langue de la fac. A raison de trois heures par jour, il devrait rapidement être plus à l’aise. En tout cas, il relève le défi sans trop d’appréhension. J’imagine pourtant comme cela doit être difficile de ne pas comprendre un mot de ce qui se passe. Mais déjà il se familiarise à l’accent, s’amuse de mots qu’il entend et apprend mieux que quiconque tout ce qui a trait à l’alimentation : là, il n’est pas perdu ! Voilà pour notre petite vie pour le moment. Le week-end dernier nous sommes allés à Metepec, un village à quelques kilomètres de Toluca, réputés pour ses galeries de céramiques, et notamment la création des arbres de vie et des soleils de Metepec (larges disques en terre portant des soleils et des lunes peints de couleurs vives). Nous avons aussi été nous promenés au Cosmovitral, un jardin botanique couvert et éclairé par 48 vitraux colorés. Ce week-end a été riche de découvertes sur les coutumes mexicaines. Le 15 septembre est la fête nationale du Mexique, el dia del Grito de independencia. A 23h, tous les mexicains se réunissent pour crier d’une seule et même voix le dénommé « grito » : « Viva Hidalgo, Viva Morelos, Vivan los heroes de la independencia que nos dieron patrias, Viva Mexico ». Nous nous retrouvons au milieu de la foule : l’ambiance est folle, musique, feux d’artifice, bataille de mousse à raser. Nous sommes les premiers visés évidemment, puisque nous ne passons pas vraiment inaperçus. Le lendemain matin, nous assistons au défilé militaire qui réunit là encore une foule impressionnante. C’est l’occasion aussi pour nous de goûter à quelques spécialités mexicaines, tel que les « empanadas », sorte de chaussons fourré à l’ananas. Aujourd’hui, nous rentrons d’une jolie journée passée à Calixtlahuaca, un site aztèque d’origine Toltèque : il se dresse sur une colline un temple circulaire dédié à Ehecatl, dieu du Vent. Le paysage est magnifique, il fait beau, et il se dégage une véritable atmosphère de paix de ce lieu un peu magique. Un peu plus loin, nous nous trouvons sur la place principale, au pied d’une grande pyramide et autour de laquelle s’amuse quelques enfants. L’endroit ne semble pas très touristique et c’est d’autant plus appréciable. Sur le chemin du retour, nous profiterons d’un petit spectacle de danse traditionnelle, découvert au hasard des rues. Belle journée en somme. Prêts pour une nouvelle semaine qui commence… Comme vous pouvez le deviner on ne s’ennuie pas, mais on pense
bien fort à vous. Mille Bizoux à tous, à très bientôt et n'hésitez pas à nous laisser vos commentaires… Chouchou et Loulou Ps : Pour ce qui est des photos, il vous suffit de cliquer sur le nom de l'album ou sur la photo pour l'afficher en grand...
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